Débats calédoniens - Politique - Le Chien bleu : Journal satirique de Nouvelle-Calédonie. Y en aura pour tout le monde !

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Débats calédoniens - Politique

Publié le 6 février 2014                                                                                                                                   

Y a pas que Canala


Bonjour, Je vais faire comme Mr le Maire de Canala, m'indigner... Si lui s'indigne au JT il y a quelques semaines quand le présentateur parle de la jeunesse délinquante de sa commune, à nous aujourd'hui de nous indigner quant au bla bla fait autour des dégradations sur mine à Nakety. Cette histoire occupe le journal, le JTet nos oreilles tous les jours depuis, des réunions de tous bords ont été organisées. Une question me vient : Pourquoi a t'on droit à autant de cinéma quand cela touche des familles et des emplois de la région de Canala Nakety......et pourquoi personne ne parle des dizaines de voitures (et donc des dizaines de millions) volées aux familles innocentes de Nouméa pour lesquelles la justice ne fait jamais rien ? Pourquoi ne pas parler aussi des centaines de millions d'engins de chantier brûlés, de matériel publique saccagé.... ? Arrêtez votre cinéma messieurs...et que chacun fasse son travail.

Jean
Nemard

Publié le 6 février 2014                                                                                                                                   

NAKÉTY : POURQUOI CHERCHE-T-ON À NOUS MENTIR


Depuis le saccage de la mine Ballande à Nakéty, on assiste à une grande campagne médiatique de réhabilitation. Les médias officiels sont mobilisés pour faire passer des messages et sauvez le soldat Tyuienon. Les différents reportages de RRB de ce début de semaine ont donné largement la parole au maire de Canala pour qu’il nous explique péremptoire qu’il reprenait les choses en main… sans parler du journal télé de jeudi soir… Tout cela est édifiant. Pour nous expliquer ce qu’il faut vraiment comprendre de la jeunesse kanak, la télé est allée quérir Marie-Adèle Jorédié, qui fut l’un des piliers des tristement célèbres EPK, École Populaire Kanak, qui ont ravagé une génération de mômes. Était-ce franchement la référence idoine ? Sans parler de ce pauvre Sylvain Néa, que l’on a entendu à la radio et à la télé affirmer comprendre le comportement des jeunes de Nakety, mais qui en matière de destruction avait fait florès en son temps… on se souvient que le rond-point de Magéco fut son champ de bataille !
Tout le monde convient que tous les jeunes kanak ne sont pas des vandales ni des voyous. Fort heureusement… Ce pays a un avenir grâce à cette jeunesse kanak, mais il ne faut pas essayer de nous mentir. Sur la mine de Nakéty, des jeunes vandales, au nombre indéterminé, mais originaires des tribus de Canala ont commis des actes de vandalisme qui vont coûter au moins 800 millions cfp et ont mis au chômage entre 150 et 200 personnes, leurs parents, leurs cousins, leurs oncles, leurs voisins… C’est cela la vérité de Nakety.
Et puis il y a la vérité politique d’une UC et d’une coalition qui ont bien compris tout ce qu’elles ont à perdre avec cette affaire de Nakéty. L’Union Calédonienne est au taquet pour essayer de minimiser ce qui s’est passé, pour faire oublier l’incident et pour sauver les miches de Tyuienon qui ne veut pas se faire bouffer par l’ogre Néaoutyine lors des provinciales de mai prochain. Alors on mobilise tout le monde, jusqu’à aller chercher Sylvain Néa que toute la Calédonie avait oublié. Jusqu’à faire croire que le maire de Canala va rétablir les choses et que grâce à son action efficace, plus rien ne sera comme avant dans la commune…
Mais qui essayent-ils de tromper ? Il y a un état de la délinquance, on en connaît les chiffres et les origines, on en connait les statistiques et ce qui s’est passé à Nakéty est de la délinquance la plus épouvantable, celle qui se veut politique. Oui le saccage de la mine Ballande a une cause politique. Les jeunes vandales n’ont agi que parce qu’ils réclament Kanaky 2014, parce qu’ils veulent que les Évènements recommencent, que ce soit l’indépendance et que les blancs fichent le camp… C’est cela qu’ils ont dit aux enquêteurs… Tout le monde le sait et Gilbert Tyuienon, Marie-Adèle Jorédié ou Sylvain Néa n’y peuvent rien…
Un dernier mot pour saisir la réalité de Canala. Posez-vous ces questions, juste comme ça : quand avez-vous été pour la dernière fois à Canala, combien de temps et pour y faire quoi ?

Captain Cap

Publié le 6 février 2014                                                                                                                                   

2014, année, ou apnée électorale : avec Initiative Citoyenne, décidez !

Ma  réflexion est sans doute commune à celles et ceux de ma génération, nonobstant tout ce qui peut bien nous différencier par ailleurs: si nos petits enfants peuvent un jour se trouver mieux dans le monde futur, que nous–mêmes ne nous sommes trouvés dans celui que nous quitterons avant eux, nous pourrons partir sans regret majeur. A l’instar de 95 % de la population, les inégalités me révulsent. Aucun parti ni groupement politique ne traite à fond la question. Pourtant, malgré leurs limites et leurs dérives, la plupart des partis apporteront  leur petite pierre au destin commun. Encore faut-il que les citoyens ne baissent pas la garde. A «Initiative Citoyenne », nous entendons les y aider.  Je ne suis pas naïf, j’ai  participé de nombreuses et diverses manières  à la vie de la cité, j’ai observé depuis 18 ans la vie sociale, économique et politique du pays. J’ai de surcroît dépassé l’âge de la maturité et, sans intérêt personnel à défendre, je souhaite  contribuer à l’édification d’une société meilleure, plus juste,  respectueuse des personnes et fraternelle. Les liens à tisser, les manous à nouer, les radiers à rehausser, les ponts à édifier  me motivent. J’ai entrepris, tel Candide, sinon de me projeter en personne sur le terrain électoral en 2014, du moins d’en déclencher le désir chez d’autres. Je ferai en sorte  que cette tentative  ne  tourne pas  court, mais l’entreprise est  difficile, tant elle ne parait accessible qu’à des groupes puissamment organisés. Mon témoignage, que je remercie « le chien bleu » d’accueillir, sera –t-il utile? C’est mon souhait.
L’aventure commence par les sollicitations dont d’autres et moi sommes l’objet pour relancer en 2014, « Ouverture Citoyenne » et l’espoir qu’il avait soulevé en 2009. N’avait-il pas convaincu en 15 jours à peine,  3000 électeurs  de la province sud, de lui apporter leurs suffrages?  L’enthousiasme est de retour mais il faut affronter une autre réalité : quelques-uns  de ses fondateurs  manquent, certains,  happés par les appareils de leurs partis d’origine ou d’autres formations dotées d’un réseau conséquent et bien au fait des ressorts et recettes de la communication. D’autres, d’abord dans l’expectative, mesurent les difficultés créées par ces départs, et choisissent, non de rester en retrait, mais de garder, pour l’heure, le silence. Les plus déterminés réduisent la voilure pour franchir l’obstacle qu’en ce qui me concerne je n’avais pas vu arriver. Pour éviter des polémiques malvenues, nous troquons « ouverture » pour « initiative ». L’étape suivante nous voit organiser des réunions après avoir déterminé par un débat libre et  fraternel, comment  assurer la transition et l’adaptation à une situation nouvelle, où  porter nos efforts, quelles alliances  rechercher, quels thèmes  privilégier, quels moyens mettre en œuvre pour aller au devant des électeurs en particulier, et au-delà, de toute la population, en province sud et dans plusieurs communes. Puis, nous invitons la presse. « Les Nouvelles calédoniennes » sont présentes à la conférence que Jean-Pierre Deteix donne,  entouré de Marie-Paule Robert et moi, auxquels s’étaient jointes une dizaine de personnes, dans le local du parti socialiste. Je ne suis pas membre de ce parti, je ne l’ai jamais été et je n’envisage pas davantage d’y adhérer dans l’avenir, mais je  suis reconnaissant à sa branche néo-calédonienne d’héberger cette intervention. Le 29 novembre 2013, il y a deux mois, le seul organe de presse qui s’était déplacé la veille commet un amalgame choquant entre l’événement politique de cette conférence et le fait que  deux des participants présents  soient par ailleurs des adhérents de la Ligue des Droits de l’Homme! Ulcéré,  j’adresse ce mail au journal : « Faire état publiquement de sa qualité, dans le contexte d’un engagement personnel, sur le terrain politique et/ou électoral, est pour un ligueur, contraire aux dispositions statutaires. En outre, les propos tenus par monsieur Deteix, par madame Robert ou moi-même, pas plus que ceux des autres personnes présentes à la conférence de presse n’ont évoqué la Ligue des droits de l’Homme et du Citoyen. Je vous remercie de porter cette précision à la connaissance de vos lecteurs de manière visible dans votre édition de demain, samedi 30 novembre ». Une journaliste, Christine, répond  par retour qu’elle a transmis ma demande à la rédaction. Le démenti ne paraîtra jamais ; au journal télévisé qui suivra, la présentatrice reprendra  le propos des « Nouvelles calédoniennes », alors qu’aucun journaliste de NC 1ère n’était présent le 28. L’hebdomadaire « Demain », absent aussi à la conférence de presse, fera le même choix délibéré dans un bref entrefilet paru dans son édition du vendredi suivant. Passons.
Nous avons retenu 2, et possiblement 3 communes pour la campagne électorale des municipales, en sus de la province sud pour les élections provinciales. Le travail de terrain commence. Dans ma commune, nous regroupons tantôt 6, 4, ou 9 personnes. Nous nous retrouvons à Nouméa pour des tours d’horizon  ou  pour écouter un expert en développement et urbanisme,  un responsable syndical,  un haut fonctionnaire. Quand nos interlocuteurs seront, s’ils le sont, interrogés par les grosses machines électorales, ils n’auront plus de temps pour nous, et les hauts fonctionnaires, seront tenus à la « réserve ».  L’intérêt de ces réunions précoces réside dans la réflexion approfondie sur les questions qu’auront à affronter les élus que plusieurs parmi nous nous aspirent à devenir.
Dans notre petit pays, chacun guette, en politique,  ce que fait et ce que dit son son allié, son concurrent, son adversaire. A Dumbéa, nous sommes quatre qui nous adressons dès octobre à nos concitoyens auxquels nous disons par exemple, en allusion à la fin, alors annoncée, du péage de la « savexpress » et aux réticences d’arrière-garde que cette perspective avait  provoquées : « nous voyons, chaque jour, combien les clivages politiciens contrarient la volonté  de nos élus ». Le même appel répète aux électeurs et à ceux qui disent les guider mais refusent d’entendre, que les grandes lignes de la méthode à suivre pour un destin véritablement commun, respectueux et fraternel, sont tracées, que l’ONU veille scrupuleusement au respect du calendrier et que par voie de conséquence, les porte-paroles partisans engoncés dans des surenchères verbales  « loyalistes » versus « indépendantistes » ne font qu’obérer l’avenir en figeant l’opinion dans les antagonismes  du passé , au risque de provoquer des risques la réitération d’épisodes tragiques que personne ne veut revoir.
Nous affirmons que notre campagne est objective, responsable et respectueuse, qu’elle rejette les clivages. Nous fixons comme priorités, l’accès de chacun à un logement décent, incluant les aménagements de proximité indispensables comme les crèches et les écoles, la sûreté privée et la sécurité publique, la réduction de l’exclusion sociale, l’accessibilité pour tous et en particulier pour les handicapés, aux équipements, services, commerces ou logements. Nous prônons  un quota de logements adaptés au handicap dont sont victimes certains, nous entendons promouvoir un service public de transports qui donne au mot « mobilité »  sa portée, pour les jeunes demandeurs d’emploi, les personnes sans moyens ou les malvoyants. Et nous entendons accompagner au mieux l’arrivée du médipôle. En décembre, nous dénonçons ce scandaleux « sondage » manipulatoire qui, partant des réponses de 115 dumbéens contactés par téléphone à diverses questions orientées suggère déjà le nom du prochain maire ! Les 7 et 8 janvier, un appel est déposé dans 500 boîtes aux lettres:

(…) « Nous inscrivons notre projet dans la démarche pays pour un destin commun, un avenir partagé,  une société fraternelle, juste et respectueuse de chacun(…)

Priorité des priorités: à terme  un logement décent pour tous. Nous disons « à terme » parce qu'un mandat ne suffira pas. Sans un logement décent pour tous, et les équipements nécessaires (terrains de jeux, crèches…), pas de conditions d'études acceptables pour les jeunes (et " l'échec scolaire" ne fera que croître), pas de possibilité non plus de créer dans chaque foyer cet environnement favorable par lequel les adultes de la famille peuvent relayer positivement les initiatives des enseignants. Sans logement décent, dépenses sanitaires de la collectivité et frais de santé supportés par les familles connaissent une croissance démesurée. Sans logement décent,  l'intimité des couples, la protection des enfants n'existent pas. Des avenues sont tracées pour les fléaux sociaux, violence, alcool, addictions, délinquance.

Priorités deux, trois et quatre: développer du même pas  les transports collectifs, la sécurité publique et l'emploi. Sans possibilité réelle de se déplacer dans des conditions acceptables, les obstacles à l'emploi sont aggravés. Le lycéen du LPGN qui doit attendre son bus scolaire chaque jour à cinq heures du matin est-il dans les mêmes conditions d'étude que son camarade qui habite koutio ? Non. Les droits du citoyen qui ne peut prendre part à une réunion en soirée parce que le dernier bus est parti à 18 heures 30 ou qui ne peut se déplacer pour un spectacle parce qu’il redoute de sortir le soir sont-ils respectés? Non. Les mesures les plus simples, nous les proposerons dès notre élection, pour les autres, nous serons des élus exigeants, affirmant leur volonté d'être informés, d'informer et de rendre compte, et nous ne prendrons pas "le chat dans le sac": c'est ainsi que "LA" solution qu'on nous vante aujourd'hui du Néobus avec ces pages et ces pages de propagande, ces spots télévisés et radio-diffusés payés par l'impôt, nous n'allons pas la gober béatement: nous jugerons sur pièces, nous lirons les expertises, analyses et évaluations des coûts, nous examinerons en quoi l'intérêt bien compris des dumbéens sera ou non pris en compte dans des équilibres satisfaisants pour tous. Nous ne passerons pas les enquêtes et les consultations pour des formalités et nous voulons faire de Dumbea un modèle pour la mobilité et l'emploi  des handicapés, un double objectif qui, en dépit des dispositions prises tardivement à l'échelon de la Nouvelle Calédonie et de la province, n'a guère d'écho dans la commune.

Anticiper, réagir à temps, imaginer l'avenir, gérer habilement, tirer le meilleur des opportunités, dire la vérité, nourrir le débat, rompre une bonne fois pour toutes avec l’esprit godillot de partis arrogants qui vitrifient la vie démocratique de nos collectivités : c'est un état d'esprit que nous entendons insuffler. Prenons l'exemple du " médipôle" (…) Nous  réfléchirons à une stratégie et à des solutions susceptibles de faciliter les visites par les familles, nous aurons à cœur d'aider réellement les associations de bénévoles investies dans le monde de la santé en créant une structure  d’appui (elle existe pour le monde sportif), nous accompagnerons les initiatives débouchant sur l'amélioration du lien social. Autre exemple, relatif au management des municipaux: nous serons attentifs à favoriser le respect, l'expression, l'initiative et la confiance, nous serons attentifs à chacun, sans démagogie ni transgression des hiérarchies ou des spécificités techniques car il y a là une clé majeure de réussite de l'action publique : la "classe politique" néocalédonienne ne brille guère sur ce plan, nous voulons montrer que la tendance peut être inversée. Nous ne cacherons pas la réalité des comptes publics. Nous ne ferons pas de vaines promesses » (…).

Nous espérons alors que des deux côtés de l’échiquier politique se lèvent des hommes et des femmes prêts à nous accompagner pour mener la guerre contre la misère qu’impose une campagne électorale digne de ce nom dans une ville où les squats abondent. 115 personnes interrogées suffisent pour prédire qui sera le prochain maire et 500 lecteurs de notre appel ne suffisent pas pour que les « grands partis représentatifs » soient informés de notre modeste initiative et y réagissent ? Allons donc ! Quant à la démarche entreprise en direction de la personne désignée pour favoriser des listes d’ « ouverture » avec  le FLNKS, elle n’a à ce jour, 29 janvier 2014, pas abouti, deux mois avant le deuxième tour des municipales. Nous gardons espoir tout de même sans manquer de nous interroger. Qu’ « Initiative Citoyenne » s’engage seule, ou qu’elle démontre, avec d’autres venus de préférence des deux côtés de l’échiquier politique, que la gestion partagée de nos collectivités est souhaitable, nécessaire, possible, qu’elle est appropriée à la situation de nos provinces et nos communes, et de surcroît, opportune, le chemin sera tôt ou tard emprunté par d’autres. Pourquoi attendre ?
Vous avez un tempérament généreux, vous êtes quelqu’un de réfléchi, vous avez des  idées pour servir l’intérêt du plus grand nombre, la notion de citoyenneté a pour vous beaucoup d’importance,  le destin commun est une notion qui a du sens pour vous, comme les mots « justice sociale », vous vous définissez comme une femme ou un homme de progrès? Franchissez le pas et prenez contact. Si vous êtes électeur et a fortiori, éligible, à Dumbéa notamment, contactez-nous. Vous pouvez utiliser mon mail, je relaierai ou je répondrai à vos démarches  (sardagerard@gmail.com).

Dumbéa, 29-1-14


Publié le 9 octobre 2013                                                                                                                                   
Publié le 7 octobre 2013                                                                                                                                   

Communiqué Convergence-Pays :
Réflexions concernant notre politique agricole.


7 octobre 2013


Les agriculteurs du pays, fédérés au sein de la Chambre d’Agriculture de Nouvelle-Calédonie, souhaitent que les politiques agricoles soient définies avec les agriculteurs. Nous saluons cette démarche de bon sens que nous appelons de nos vœux dans tous les secteurs : la concertation entre les politiques, les citoyens et les professionnels sectoriels.
Aussi, nous diffusons ci-dessous le document de travail (texte en noir) que la Chambre a envoyé récemment aux partis politiques du pays, et que nous avons amendé de nos remarques et propositions (texte en bleu).


Fondement de notre alimentation, de notre identité, parties intégrantes de la vie de nos concitoyens, l’agriculture et l’élevage doivent nécessairement prendre la place qui leur revient dans le débat qui précède les élections à venir en 2014. […]

Nous souhaitons que soit généralisée à l’ensemble des filières agricoles, la démarche initiée avec succès pour la filière bovine, appelée « Charte Bovine ». Cette démarche a pour principal intérêt de mobiliser l’ensemble des acteurs impliqués dans une filière (professionnels et partenaires institutionnels), afin de construire un contrat d’objectifs et de moyens, à partir d’un diagnostic préalable partagé par l’ensemble des acteurs. L’une des conditions de réussite est évidemment que les représentants des agriculteurs soient étroitement associés à cette démarche et s’engagent à la porter.

CP : Nous sommes d’accord avec cette proposition de bon sens.


Il importe aussi que les professionnels soient présents dans toutes les instances décisionnaires du monde agricole. Cependant, afin de garantir l’indispensable représentativité des professionnels qui siègeront dans ces instances, nous demandons à ce qu’ils soient choisis par la Chambre d’agriculture, seule instance agricole dont les membres sont élus par l’ensemble des agriculteurs de Nouvelle-Calédonie.

Ainsi, nous voulons des engagements des partis politiques sur l’ensemble des points suivants :

Une politique agricole pour installer de nouveaux agriculteurs et ouvrir l’accès au foncier agricole

Insuffler une dynamique ambitieuse sur l’installation des nouveaux agriculteurs par :

  • La simplification des procédures d’installation et de reprise des exploitations (guichet unique pour les 3 provinces,…) ;

CP : Nous préconisons même, dans notre politique foncière globale, la suppression totale des « frais de mutation » (ainsi que celle des taxes sur les permis de construire).

  • La mise en place d’une retraite agricole pour faciliter la transmission entre les générations ;

  • L’accompagnement personnalisé tout au long du parcours d’installation (formation, suivi technique et économique,…).


Créer les outils juridiques et d’accompagnement pour permettre la mise en valeur du foncier agricole (civil et coutumier) par :

  • La sécurisation des investissements sur le foncier coutumier et locatif ;

CP : c’est une idée que nous appuyons depuis des années, et nous préconisons la création d’un fonds de garantie. Nous ne nous focalisons pas sur les terres coutumières, il y a également de nombreuses terres privées que les propriétaires pourraient vouloir louer (personnes âgées, par exemple).

  • L’évolution des missions de l’ADRAF vers entre autres la gestion orientée du stock foncier avec des objectifs de production agricole ;

  • La préservation d’espaces à vocation agricole.

CP : C’est un travail auquel nous sommes attachés via les PUD des communes, avec une politique d’aménagement plus cohérente que ce qu’on voit parfois, du fait des liens entre certains politiques et promoteurs.

Une politique agricole pour garantir un revenu aux agriculteurs

Organiser les circuits de commercialisation,
notamment par le biais d’interprofessions qui regroupent l’ensemble des acteurs économiques des filières (animale, végétale,…)
CP : Oui, mais nous veillerons à ne pas créer de nouvelles dépenses de fonctionnement.

Favoriser l’accès aux marchés à l’ensemble des agriculteurs par :

  • La gestion des centres fonctionnels de tri et de stockage des fruits et légumes par les professionnels au sein des bassins de production ;

  • La mise en place d’un Carreau des producteurs pour faciliter l’écoulement de la production locale ;

  • Le désenclavement des producteurs isolés pour leur permettre un accès aux différents marchés.

CP : Ça rentre dans notre volonté de simplifier les circuits de distribution, pour lutter contre la « vie chère ». Nous serons également attentifs à aider tous les agriculteurs, quelles que soient leurs moyens, et toutes les filiales, pas seulement les médiatiques.

Assurer l’emploi agricole de demain pour que la main d’œuvre ne soit plus un frein à la production par :

  • La mise en place de formations attractives correspondant aux attentes des futurs employeurs ;

  • Une communication positive sur les métiers de l’agriculture ;

  • Le développement des groupements d’employeurs.

CP : Nous allons bien plus loin que ça et nous pensons que l’agriculture est le secteur qui mériterait le plus (gros recruteur, en plus d’emplois délocalisés et peu qualifiés, aménagement du territoire, stratégie alimentaire, …) un allégement des charges sociales pour faciliter le recrutement. Nous appuierons également toutes démarches de simplification de l’embauche (chèque-services,…).

Garantir la transparence à tous les stades de la chaîne alimentaire pour une répartition plus équitable des marges par :

  • La transmission d’informations sur les coûts et les marges des différents intermédiaires ;

  • Un plus grand contrôle du respect des marges.

CP : Ça rejoint également nos recommandations contre la « vie chère »,avec le double étiquetage.

Mesurer la performance économique des exploitations, par le biais d’un centre de gestion et comptabilité agricole territorial pour :

  • Permettre un conseil de gestion personnalisé des exploitations ;

  • Elaborer des références technico-économiques par production ;

  • Anticiper les augmentations des productions encadrées ;

  • Orienter les politiques de soutien aux différentes filières.

CP : Inciter également les nouvelles productions spéculatives, plus rentables et originales.

Encourager la diversification des débouchés de la production locale en :

  • Structurant les circuits courts (marchés et magasins de producteurs, AMAP, …) ;

CP : C’est une proposition de bon sens.

  • Développant des filières d’exportation,…

CP : Ça reste ambitieux avec la valeur de notre monnaie et le coût de notre main-d’œuvre mais en travaillant sur ce dernier point, et via une démarche innovante (nouvelles variétés) et qualitative, c’est possible.

Les agriculteurs sont demandeurs d’une harmonisation des dispositifs d’aide et de soutien à l’agriculture entre les provinces.
CP : Nous sommes pour à 100%, dans un souci d’équité. C’est une revendication que nous avons déjà exprimée dans de nombreux autres secteurs : santé, social, éducation, …


Une politique agricole pour produire plus et mieux

Associer plus étroitement les agriculteurs à la définition des objectifs et au pilotage des organismes locaux de recherche et d’expérimentation en :

  • Elaborant des solutions techniques pour et avec les agriculteurs ;

  • Développant les essais chez les agriculteurs pour s’assurer de la faisabilité économique et technique des transferts.

CP : Notre pays a la chance de disposer d’organismes de recherche de qualités (IAC…) et nous pensons que des passerelles plus solides doivent être installées entre eux et les techniciens des services de développement, qui sont en contact avec les agriculteurs. Ces derniers devront également pouvoir bénéficier de formations courtes et régulières, sur les nouveautés techniques et/ou variétales.

Définir avec les professionnels un plan global sur l’innovation et le transfert en matière de protection des végétaux, de type ECOPHYTO en :

  • Orientant la recherche vers des systèmes productifs et économes en pesticides ;

  • Mettant en place des mesures pour faciliter l’utilisation des bio-pesticides, des produits naturels.

CP : Nous souhaitons que cette démarche soit abordée à l’échelle du paysage : l’exploitation, mais aussi les cours d’eau et écosystèmes alentour.
La gestion des espèces envahissantes (végétales et animales) nécessite aussi une vision et une action globale, qui dépasse l’initiative privée.


Favoriser l’augmentation et la valorisation de la production traditionnelle par :

  • La prise en compte de la diversité de l’agriculture calédonienne dans l’accompagnement technique et la recherche ;

  • La valorisation des savoir-faire traditionnels agricoles et en développant la coopération technique avec nos voisins océaniens ;

  • La promotion de la consommation des plantes alimentaires traditionnelles (chou kanak, tubercules, …).

CP : Et associer cette démarche, pour ceux qui le souhaitent, à un développement de l’écotourisme, seul voie touristique viable à nos yeux pour notre pays et bon pourvoyeur de revenus d’appoint pour l’exploitant.

Favoriser la diffusion et l’adoption de pratiques durables par :

  • Des mesures d’incitation à la valorisation de la matière organique (compost, déchets organiques,…) ;

CP : il est en effet incroyable que personne dans notre pays ne commercialise de compost et nous serons attentifs à ce que les déchets organiques urbains soient également recyclés ainsi.

  • Le développement de la production d’énergie renouvelable sur les exploitations ;

CP : L’Energie sera, avec le logement, l’un des 3 points forts de notre campagne en 2014 !

  • Un plan ambitieux de développement de l’agriculture biologique avec des moyens dédiés.

CP : Nous avons appris avec intérêt qu’une île du Pacifique avait été certifiée intégralement « agriculture bio » récemment. A étudier pour une approche « filière », si les acteurs sont intéressés. Dans l’attente, travailler à l’agriculture raisonnable et minimiser (formation des personnels, analyses des besoins, …) autant que possible les intrants.
CP : Important : nous sommes également sensibles à la provenance des semences et souhaitons que nos producteurs soient indépendants des semences agroindustrielles non reproductibles. Nous nous opposons également totalement à la production OGM en Nouvelle-Calédonie, par principe de précaution envers notre santé, celle de notre environnement et la protection de l’incroyable biodiversité qui s’y trouve.

Faire que la disponibilité de l’eau agricole ne devienne pas un frein à la production par :

  • La mise en place de dispositifs de gestion de la ressource en eau, qui associent les agriculteurs ;

CP : Les acteurs devront également faire des efforts de gestion (champs de maïs arrosés en plein vent, à midi, par exemple)

  • La création de réserves nouvelles (retenues collinaires, barrages …) ;

CP : Oui, pour peu que les conditions locales s’y prêtent (géologie, pluviométrie,…)

  • Le développement de l’agriculture pluviale (semis sous couvert végétal,…).


Mutualiser les ressources des différents centres de formations agricoles en faisant une plus grande part aux professionnels dans le choix et le contenu des formations proposées.

CP : Nous regrettons que les provinces mènent actuellement des sessions de formations sans mutualisation et en ayant parfois du mal à trouver le nombre suffisant de stagiaires pour optimiser les coûts.
CP : Ca n’a pas été évoqué, mais nous nous attacherons également à promouvoir la transformation de nos produits, au plus près des producteurs (par eux ?) pour une meilleure production de richesses (jus, compote, plats préparés, …).


Agriculture : les conclusions de Convergence-Pays 6 octobre 2013

Conclusion Convergence-Pays :


L’agriculture, ce n’est pas que produire de la nourriture, c’est aussi préserver des savoirs et une culture et interagir avec nos paysages.

Nous, Calédoniens, quelles que soient nos origines, sommes attachés à la terre qui représente un fondement de notre identité commune.

Par ailleurs, des défis mondiaux se présentent à nous (renchérissement de l’énergie et de certains produits agricoles, changement du climat, nouveaux pathogènes, …) qu’il est important d’anticiper.

Nous nous attacherons donc à préserver et développer notre tissu rural, mais aussi à l’aider à s’adapter aux nouveaux défis qui seront les nôtres.

Publié en septembre 2013                                                                                                                                   
Publié le 10 septembre 2013                                                                                                                                   
Publié le 3 septembre 2013                                                                                                                                   

LA LISTE SPECIALE DE NOUMEA /ETAT DES LIEUX


A
l’attention de Monsieur le Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie                                 Nouméa, le 16 août 2013
Jean-Jacques Brot   

LA LISTE SPECIALE DE NOUMEA /ETAT DES LIEUX


   
La Commission politique et citoyenneté du FLNKS et du Parti Travailliste travaille actuellement à la vérification de la liste spéciale de Nouméa suite à l’autorisation par le Haut-commissariat de consulter les listes générales de 1998 des 33 communes du pays.

Cette vérification porte sur les électeurs de la liste spéciale (de 2011), nés avant le 31 octobre 1980 et hors de la Nouvelle-Calédonie.
Nous avons dans un premier temps vérifié les électeurs pour lesquels un recours avait été déposé en avril 2010-2011-2012 par les tiers électeurs de notre commission.
Nous avons dans un deuxième temps commencé à vérifier l’ensemble des électeurs de la liste spéciale de 2011, qui représentent 40 452 personnes.
Nous souhaitons porter à votre connaissance les résultats obtenus jusqu’à présent qui laissent apparaître un nombre certain d’électeurs non citoyens (car absents de la liste générale de 1998).

Première vérification : Les électeurs pour lesquels un recours avait été déposé en avril 2010-2011-2012 au tribunal de 1ère instance.

Ce sont des électeurs que nous avons considéré comme ayant été  indument inscrits sur la liste spéciale de Nouméa, par absence de vérification d’une présence ou non sur le tableau annexe de 1998, durant le travail des commissions (donc absents de la liste générale de 1998).

Soit : 56 recours en 2012
         
10 recours en 2011
           
6 recours en 2010

Résultats :
Sur les 56 recours déposés en 2012, seulement 7 personnes figurent sur la liste générale de 1998. Cela représente 89% d’électeurs de la liste spéciale qu’on ne peut pas considérer comme étant  citoyens de la Nouvelle-Calédonie, selon l’application de la règle  rappelée par le congrès de Versailles en 2007, gelant le corps électoral (cf aussi la décision de la cassation à l’encontre de Mme Jollivel de Bouloupari en novembre 2011).
Sur les 10 recours déposés en 2011 seulement 1 personne figure sur la liste générale de 1998, soit 90 % d’électeurs indument inscrits sur la liste spéciale.
Sur les 6 recours déposés en 2010 : les 6 ont été placés sur le tableau annexe par décision du juge du tribunal de 1ère instance, suite à son enquête personnelle, enquête qu’il n’a pas renouvelée pour les recours de ces 2 dernières années. Sur les 6, 3 sont à nouveau placés sur la liste spéciale suite à la décision de la cassation, Mr Dassonville, Haut- commissaire, ayant déposé lui-même un pourvoi en cassation pour ces 3 électeurs en apportant des éléments de preuve de l’ISEE …, preuves  que le tiers électeur ne peut pas donner.

Deuxième vérification et résultats :
l’ensemble des électeurs de la liste spéciale de 2011, qui représentent 40 452 personnes.

Sur les 40 452 électeurs, nous avons eu le temps de vérifier 7 604 personnes (portant un nom commençant par les lettres A & B & C).

Sur les 7 604 électeurs, 2 949 personnes sont des électeurs nés avant le 31 octobre 1980 et hors de la Nouvelle-Calédonie.

Sur 2 949 électeurs vérifiés, 616 (soit 8,10% de la totalité des 7 604 électeurs consultés) sont absents de la liste générale de 1998 donc ne peuvent avoir le statut de citoyen et ne devraient pas pouvoir voter aux élections provinciales.

Si l’on fait une projection du résultat obtenu pour le moment sur les 40 452 électeurs, on arrive à un résultat potentiel d’environ 3000 à 3500 électeurs qui ne devraient pas voter en 2014.

Dans ces chiffres annoncés nous devrions ajouter tous les descendants de ces 3500 électeurs qui ne devraient pas non plus être sur la liste spéciale.

Cette vérification nous amène d’autre part à pouvoir établir des constats sur les phénomènes d’immigration et la pratique d’inscription des électeurs sur la liste spéciale de la mairie de Nouméa.

Nous avons été autorisés à consulter les listes à la DIRAG du 5 au 19 août (sachant qu’il y avait deux jours fériés, 15 et 16), de 8h à 11 h, par 3 personnes maximum. Nous souhaiterions pouvoir prolonger ce temps de consultation d’ici la fin août afin de poursuivre notre travail.

Nous restons à votre disposition pour d’autres informations complémentaires.

La Commission Politique et Citoyenneté


Publié le 3 septembre 2013                                                                                                                                   
Publié le 22 août 2013                                                                                                                                             
Publié le 2 juillet 2013                                                                                                                                             

Affaire Boiteux : à quoi va servir la commission d’enquête ?


Une commission d’enquête vient d’être ouverte au congrès sur l’affaire boiteux comme le prévoit la loi organique. Mais à quoi va bien pouvoir servir cette commission car elle n’aura pour objet que ce qu’il s’est passé lors de la fameuse commission fiscalité à savoir que le SGA du gouvernement a demandé à la directrice des services fiscaux de ne pas intervenir lors d’un débat politique. Elle a refusée d’obéir à son supérieur hiérarchique et le président du gouvernement l’a alors suspendu et mis fin à ses fonctions, les élus devront dire si la sanction était justifiée ou pas, bref pas très intéressant.

Par contre ce qu’il n’ y aura pas dans cette commission d’enquête, à la demande de Calédonie Ensemble et de Philippe Gomès en particulier, c’est tous les éléments que le Président du gouvernement a donné comme information aux élus cet après midi au congrès, aprè
s saisi des mails de la directrice, à savoir que :

- La directrice a envoyé des données soumises au secret fiscal et notamment le dossier fiscal d’un élu à deux autres élus et à un collaborateur de Calédonie Ensemble
- La directrice a envoyé des données personnelles de sociétés soumises au secret fiscal à certains élus
-
La directrice a envoyé des données une note  confidentielle destinée  au gouvernement sur le prix des médicaments à un élu qui est à la fois membre du congrès mais aussi grossiste de médicaments.


Tous ces points qui relèvent du disciplinaire, voir du pénal pour ce qu’il s’agit du secret fiscal, ne seront pas étudiés par la commission d’enquête car Calédonie Ensemble ne le souhaite pas… c’est sûr que ces informations doivent déranger au plus haut point Philippe Gomès car son parti est directement mis en cause sur les éléments transmis par le Président du gouvernement


Jean Tanaz

Publié le 2 juillet 2013                                                                                                                                             

Maré : une  bien  étrange  tragédie

Dans l’histoire des tragédies du passé, l’événement récent le plus marquant, est certainement le drame survenu à Maré il y a plus d’un an. Il marquera de manière indélébile la mémoire des générations à venir. Le  déroulement des événements de ce samedi après-midi du 6 août 2011, ressemble étrangement à une mise en scène parfaitement orchestrée. Le scénario s’est joué en secret et les auteurs l’avaient planifié de longue date. Suite à ces événements ; s’en est suivi les déclarations et commentaires du procureur représentant la  justice à travers les médias, qui laisse à penser de sa pleine adhésion sur  la thèse  d’une histoire toute fabriquée du «  bras armé d’un tonton flingueur vengeant le meurtre de son  neveu ».

Concrètement sur le terrain, il se trouve que la réalisation de barrages disposés en chicanes le long du trajet sur des points stratégiques, dénote d’une étude préalable et minutieuse des lieux .La portée moyenne de tir est relativement courte, compte tenu de la végétation environnante qui présage  l’issu des événements. Tout laisse à penser que l’état,  autorité suprême de la sécurité, était informer entre autre de visu ; de par  la présence d’hélicoptère de gendarmerie possédant des moyens modernes, dont les téléobjectifs puissants permettent de localiser les agresseurs armés, de même leur identité respective. Compte tenu de la présence des véhicules en état d’épaves sur les barrages en question ; de la minutie et du sang froid dont l’action dénotent un certain professionnalisme. Cela rappel étrangement  les enseignements de commandos à l’époque du dictateur libyen.

Toujours est- il que le bilan humain  est très lourd ; à l’encontre  de la pseudo- défense contre la vie cher et qui de fait, le met à l’index « au rang de grand banditisme ». L’obscurantisme, le machiavélisme et le régionalisme acerbe et éconduit ; dénote un état  de conditionnement mental nécessaire à l’acte au mépris de la vie.

Lors du jubilé de Lifou, pour la célébration de la lutte victorieuse des combattants contre la vie chère ;  on a pu voir ces mêmes meneurs  portés en triomphe, en présence des autorités de l’île, et du comité pour la défense des usagers. Bien des questions se posent, quant à une éventuelle  collusion entre ces différents groupes, et leur intérêt  respectif. A noter que ; lors d’un mariage coutumier à Lifou il y a peu de temps, le président du gouvernement a offert  un certain pactole ; en dote ce qui en dit long sur la reconnaissance réciproque… !

A bien des égards, dans cette affaire ; on a fait d’une pierre deux coups ; victoire de l’association  des usagers et de l’autre, la défense de la zone locale frontalière à la Roche .L’échec successif rencontré au niveau syndical, face à la compagnie Air Calédonie de par le passé, a eu raison cette fois ci, mais avec le soutien pérenne de sénateurs coutumiers et des hommes de main, apparemment intouchables sur le plan de la justice. On peut se poser dès lors certaines questions ; quant à l’impartialité de la justice, de l’état même et l’intégrité respective du gouvernement et du sénat coutumier pour leur implication dans cette affaire !...

« Recadrage historique »


Il est certain que la revendication actuelle contre la délimitation Cave de 1917 relative  aux limites foncières, en ait la principale cause du litige, et dont l’état de l’époque est le principal instigateur !...Les guerres de religions d’entant opposant catholique et protestant ; après l’expulsion des anglais des îles par la France, a transformer la configuration des chefferies. L’exode des catholiques vers l’île des Pins par peur de représailles, suite au massacre de tribus alliés a profondément marqué les esprits. S’en ait suivi la condamnation et l’emprisonnement des chefs belliqueux, et leurs déportations vers les îles sous le vent, et la mort pour certains dans les camps d’internements de Polo- Condor. Cela a porté un coup décisif, quant à l’existence des liens entre les chefferies originelles. Le retour de l’exode des catholiques a vu ; l’implantation de tribus « tampons » et par là même, l’occupation illicite de terres qui demeure la revendication actuelle des propriétaires légitimes. La multiplicité de chefferies ; sans réelle connotation entre autre, cela a permis le contrôle des populations par l’administration dans le cadre ; de « l’indigénat », genre d’apartheid local. La  suppression de l’indigénat n’a pas permit pour autant ; le retour des terres aux propriétaires originelles, et qui pose la problématique de la mise en valeur de celles-ci, dont les contestations se font pressentes.

A travers ce méli-mélo « politico-syndico –coutumier »l’affaire de la tuerie de la Roche, a été un camouflé au vue de la sentence, qui laisse un fort discrédit, quant à la probité du jugement ; « victimes –coupables ».L’approche toute médiatique et politique de cette affaire est un alibi plausible afin de procéder à l’éviction du PDG d’ Air Calédonie.   

Jenina

Publié le 23 mai 2013                                                                                                                                             

Ce texte nous a été envoyé avec la signature de Sylvain Hubbard. Nous tenons à prévenir nos lecteurs qu'il s'agit d'un pseudonyme.


La vérité sur qui a fait quoi en matière de vie chère !!!


Gomes marque sans conteste des points en ce moment, en se plaçant comme le grand pourfendeur de la vie chère. Mais, regardons, dans la réalité ce qu’il a fait quoi quand il était au pouvoir, et comparons, en toute objectivité les actions de son gouvernement, et du gouvernement actuel, qui malgré des actions concrètes, totalement discrédité, n’arrive plus à retrouver la confiance des calédoniens.
Qui va oser dire un jour aux calédoniens qu'on ne peut pas bloquer les frontières et vouloir faire baisser le coût de la vie. Tant qu'on ne sera que 250.000 en NC, la vie sera chère, il faudrait faire venir 250.000 personnes de plus pour que la taille du marché permette une réelle concurrence, donc une baisse des prix. Mais ça, ce n'est pas "politiquement correct". C'est tellement plus simple de se renvoyer la balle...


Publié le 30 avril 2013                                                                                                                                             

« CALEDONIENS FRANÇAIS »

A propos du drapeau commun.


A propos de la « Revue de presse » du 17 avril, je tombe sur le commentaire suivant relatif à la deuxième réunion de la « commission pour un drapeau commun » qui s’était tenue la veille :

« Bref, au sein de la commission du drapeau commun siègent, pour l’essentiel, des gens qui, de drapeau commun, ne veulent pas entendre causer. Dès lors, on peut comprendre que Philippe MICHEL aspire à faire participer les citoyens au débat : Avec ses rappels incessants à l’Accord de Nouméa et son « futur partagé entre tous », soliloqués dans l’indifférence générale de la commission, il doit se sentir bien seul ».

Avant de m’apitoyer sur la solitude de Philippe MICHEL, je tiens à préciser qu’il n’a pas été le seul à intervenir en faveur de la recherche d’un drapeau commun. Je suis moi-même intervenu au cours de cette réunion pour rappeler aux membres de la commission les points suivants :

1/ L’Accord de Nouméa prévoit expressément « la recherche en commun d’un drapeau ».
2/ Les leaders politiques ne doivent pas se référer à l’Accord de Nouméa uniquement quand ça les arrange.
3/ Lorsque le collectif pour un drapeau commun a été créé, Madame Déwé GORODEY, qui n’est pas n’importe qui au sein de la mouvance indépendantiste a déclaré devant 50 000 téléspectateurs « Ces jeunes ont raison … Ce drapeau commun est prévu par l’Accord de Nouméa ».


Outre le fait d’être intervenu devant la commission sur ces points, j’avais préalablement déposé une proposition écrite de méthode de travail pour la commission préconisant, entre autres, une large consultation des Calédoniens sur cette question.

Mes interventions n’ont pas été relayées car d’une part la presse n’assiste pas aux commissions et, d’autre part, les élus interviewés à la sortie sont toujours les mêmes et votre serviteur n’en fait pas partie.


Jean-Luc REGENT
Elu au Congrès de la Nouvelle-Calédonie
et à l’Assemblée de la province Sud.

Publié le 04 avril 2013                                                                                                                                             

Aéroport

Bonjour, je vous envoie cette lettre pour le courrier des lecteurs, relative au discours du haussaire lors de  l'inauguration de la Tontouta. Il suivait celui du président du gouvernement, Harold Martin, à peine moins agressif, mais essentiellement basé sur de la récupération politique.
Merci


Homme d’Etat… d’excitation

Le quotidien papier en grève, NC1re TV aux abonnés absente lors de l’inauguration de la nouvelle aérogare de la Tontouta , on a lu, en particulier sur Internet, et entendu, au hasard des conversations, beaucoup de bêtises sur les discours officiels. « Ce haussaire a des c… », « Avec lui, on va se marrer ! », « Qu’est-ce qu’il a mis à Harold ! », etc. Pas d’images, et une mise en ligne sonore amputée de près de 3 mn, ça fausse forcément les données. Quand le haussaire s’adresse à plusieurs reprises à « Monsieur le président », ce n’est pas à celui du gouvernement (qui pendant ce temps-là se bidonne) qu’il donne des leçons d’histoire et de terminologie on ne peut plus douteuses, c’est celui de la CCI qu’il humilie devant ses petits-enfants. Sur le fond, on l’aura compris, le représentant de l’Etat a débarqué à Tontouta avec des consignes : faire vite passer le message selon lequel la France ne sera pas l’éternelle vache à lait de la Calédonie. Mais sur la forme, plutôt odieuse – envers l’assistance, l’architecte… –, il a dérapé. Démontrant un manque total de maîtrise, une difficulté patente à contrôler ses émotions, inquiétants pour un personnage censé encadrer dans la neutralité le processus d’émancipation de notre confetti des antipodes. Ce déballage d’agressivité, d’emphase et de sous-entendus ne pouvait-il pas attendre le lendemain, la confidentialité d’un bureau, entre cadres impliqués dans le retard et le dépassement de budget stigmatisé ? Non, monsieur le haussaire avait décidé de saboter la soirée, qu’il quitta brutalement sans un au revoir pour son hôte, affichant un souverain mépris envers les 500 invités et surtout un insultant irrespect pour tous ceux qui, durant cinq ans, ont transpiré à bâtir cette nouvelle ambassade.
Libre à l’homme de la rue et à l’internaute qui, à leur décharge, n’ont pu voir dans quel étrange état d’excitation se trouvait ce soir-là le haussaire – maltraitant sans relâche les deux micros –, de trouver ce discours guet-apens génial. Les participants à la « fête », consternés, en garderont une tout autre version, fort peu rassurante. Sainte Rita, priez pour nous…

Romain D.

Publié le 04 avril 2013                                                                                                                                             

Lettre à Sonia Backès


Sonia, je ne suis pas vraiment étonnée de ton attitude et de ta prose. Je sais combien tu t'es agitée ces derniers mois et combien tu aimes à te produire. Mais, militante de 25 ans, je suis sincèrement triste et atterrée. Etait-il nécessaire d'importer de métropole la bataille d'ego, la division et le triste spectacle que nous impose la division ? Pourquoi as-tu fait ce pas contre l'unité du mouvement ? En avions-nous besoin ? Tu donnes des leçons de rassemblement, tu sais, je te connais bien, es-tu sincèrement la mieux placée ? Le Rassemblement, c'est une histoire que tu connais mal, une famille qui t'a accueillie, il y a peu, et qui sans attendre, t'a donné de réelles marques de confiance. Le Rassemblement ce sont des valeurs, du respect, beaucoup de solidarité et beaucoup d'affectivité. Je crois sincèrement que Gaël Yanno, toi et quelques autres, vous êtes trompé en pensant que l'échec des législatives ouvrait une fenêtre de tir à vos ambitions. Je dois avouer qu'au lendemain de notre grave revers électoral j'attendais d'autres réactions, plus de solidarité, plus de courage, plus d'honnêteté aussi. J'espérais que l'on sorte de la défaite rassemblés, plus unis et plus forts. Si Gaël, auteur d'une campagne affligeante et un peu suffisante avait conservé son mandat de député, auriez-vous attaqué et condamné aussi violement la politique de Pierre Frogier ? Bien sûr, la politique qu'il a initiée, acceptée par nous tous, rappelons-le, était dure à porter, mais avons-nous tout fait pour la traduire et l'expliquer ? Toi, particulièrement. Etait-il élégant, que dis-je digne, de rabâcher que Pierre avait la rage pour mieux le tuer ? En 2007, au soir de la victoire, derrière Pierre, bien placée pour la photo, je t'ai vue et entendue chanter "on a gagné". Comment as-tu pu, aussi vite, entonner à tue-tête "il a perdu". Arrêtons-là Sonia, je te le demande. Peut-être est-il encore temps. Et je te dis avec toute mon affection et mon respect : le pire n'est pas obligatoire. Suspendons ce dérapage, cette fuite en avant et n'offrons pas plus longtemps à Gomès la jouissance de nous diviser plus encore, et les moyens de nous écraser. Je sais, comme beaucoup, la danse du ventre qu'il a entreprise pour vous séduire. Résistez à ses sirènes. Il lui faut enfin, se décider à faire de la politique autrement et, vous à ne pas adopter ses manières de faire. Et quel est votre intérêt si ce n'est de vous partager les deux premières places de "votre liste" aux provinciales ? Ce serait cher payé ! Sonia, je n'ai pas d'ambition personnelle et ne revendique aucun talent, aucun poste, mais j'ai une expérience, une volonté, de l'ardeur militante, et sans réserve, je veux m'engager, toute entière, au service de l'unité du mouvement.

Une fidèle du Rassemblement


Publié le 04 avril 2013                                                                                                                                             
 
| | Dernière mise à jour : 17/08/2014
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