Débats calédoniens - Environnement - Le Chien bleu : Journal satirique de Nouvelle-Calédonie. Y en aura pour tout le monde !

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Débats calédoniens - Environnement

Publié le 6 février 2014                                                                                                                                  
Publié le 24 novembre 2013                                                                                                                                   

Accident du Tuyau de Vale : l’arbre qui cache la forêt pour le WWF


Au vu de l’actualité qui nous confirme une nouvelle fois l’incapacité de l’industriel à prévenir des défaillances majeures de son dispositif industriel, et au-delà des attentes formulées par la collégialité d’acteurs, associatifs et coutumiers, réunis par la Province Sud les 14 et 20 novembre sur l’accident de l’émissaire marin, le WWF renouvelle ici ses demandes formulées lors de la 2ème réunion, à savoir
:

1. Une totale remise à plat de la gestion du risque industriel du projet VALE afin d’en assurer une vraie maîtrise.
Le WWF illustre la légitimité de son inquiétude et donc de sa demande par quelques unes des épées de Damoclès que fait peser Vale sur la biodiversité exceptionnelle du Grand Sud et sur ses populations :

- la pollution des eaux sous-terraines et superficielles par l’aire de stockage des résidus dont la géo-membrane fuit encore actuellement et dont le niveau atteint dernièrement a dépassé les autorisations ICPE en terme de sécurité.
- le dérèglement hydrogéologique de la Plaine des Lacs et de la Wadjana par excavation des latérites de la fosse minière
, zones humides dernièrement proposées au classement RAMSAR par la Province Sud.
- la destruction des forêts et formations para-forestières dans le périmètre d’influence du complexe industriel par rejets de dioxyde de soufre
en concentration létale pour cette flore unique mais aussi sensible, en particulier les chênes-gomme et autres plantes de la famille des Myrtacées ; le processus est déjà en route puisqu’une forêt de 55 hectares sous le vent des fumées est en train de dépérir depuis 2010.
- les invasions biologiques
pour lesquelles un train de recommandations a été formulé en 2011 par une expertise collégiale et qui n’est encore que partiellement pris en compte.
- les pollutions terrigènes ou chimiques (lixiviation des tas de soufre, fuite d’acide) qui impactent les creeks sous influence du projet minier (Baie Nord, Kwé Ouest)
.

2. Une reconsidération de la place de l’OEIL dans cet enjeu de gestion du risque industriel du Grand Sud,
en l’associant étroitement, au-delà de la collaboration induite dans ce contexte de crise et avec les services instructeurs (DENV, DIMENC), à la réorganisation de la production des données de suivi de l’ensemble des compartiments environnementaux susceptibles d’être impactés par Vale (aérien, terrestre, dulçaquicole et marin)
, c’est-à-dire révision des réseaux de suivi, des protocoles de collecte, des formats de données et plus globalement de toute la bancarisation de ces informations afin qu’elles soient réellement mobilisables en temps réel par la collectivité pour apprécier le respect des engagements environnementaux de l’industriel.
Enfin, nous demandons à ce que l’intégralité de ces données soit mise à disposition simultanément aux services instructeurs et à l’OEIL
afin d’optimiser l’utilisation des outils de l’observatoire au service de la collectivité et de ses administrés.

Contacts :

- WWF NC : Hubert Géraux : 27 50 25 – 83 36 70 / hgeraux@wwf.nc

Publié le 15 octobre 2013                                                                                                                                   

Le tribunal annule les autorisations données par la Province nord


Travaux de recherches du chrome détritique par la société Géovic NC:

En 2009, la société Géovic Nouvelle-Calédonie, filiale de la sulfureuse société Geovic Mining Corporation (*), obtient des autorisations personnelles minières dans les provinces Sud et Nord. En 2010, elle obtient 12 permis de recherche en province Nord et 19 en province Sud, tous situés en zone littorale ou lagonaire. En 2012, la société est autorisée, par la province Nord, à procéder à des travaux de recherches pour 8 des 12 permis de recherches en baie de Canala, baie de Kouaoua, baie de Kooh, baie de Nakety, baie de Pain, baie de Toho, baie de Kwi, et à la pointe Dumoulin. En août 2012, ces deux décisions ont fait l’objet de recours en annulation auprès du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie à l’initiative d’EPLP. L’association dénonçait notamment l’insuffisance flagrante des notices d’impact, particulièrement dans la description de la faune (décrite par exemple par le terme « oiseaux » -endémiques ou envahissants?!-) et de la flore (décrite par exemple par le terme «végétation») des zones concernées. Elle contestait également le fait que le public n’ait, à aucun moment, été informé ou associé aux décisions d’autorisations de travaux de recherches accordées aux sociétés minières (**). Le tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie vient d’annuler les deux autorisations de procéder à des travaux de recherches, pour insuffisance de la notice d’impact (l’administration ne peut, dans ces conditions, prendre une décision « éclairée ») et non respect de la procédure d’instruction (jugements nos 120051-1 et 120052-2 du 10 octobre 2013). Pendant la procédure judiciaire, la société Géovic NC a malheureusement indiqué procéder auxdits travaux de recherches (***).EPLP demande à Géovic NC de cesser toute activité en zone littorale dans les deux provinces nord et sud. EPLP demande à la province Nord de renoncer définitivement à autoriser Géovic NC à procéder à de quelconques travaux de recherches en zone littorale, pour protéger cet environnement particulièrement riche mais aussi particulièrement fragile.

EPLP remercie la Province Sud qui applique le principe de précaution en n’accordant pas la moindre autorisation à Géovic et lui demande de poursuivre dans cette voie.

(*) Voir l’article de Médiapart du 24 avril 2013, « Le FMI visé par une plainte aux Etats-Unis »

(**) Durant la procédure, une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) concernant l’absence d’information et de participation du public, lors de l’instruction du dossier de demande d’autorisation de travaux de recherches, a été posée. D’abord examinée par le tribunal administratif, qui l’a transmise au Conseil d’Etat, celui-ci a considéré que la QPC présentait un caractère sérieux et l’a renvoyée au Conseil Constitutionnel. Cependant, le Conseil Constitutionnel n’a pas déclaré contraire à la Constitution l’article 142-10 du code minier de la Nouvelle-Calédonie, considérant « que, compte tenu de la nature des substances minérales susceptibles d'être recherchées et en l'état des techniques mises en œuvre, le législateur a pu considérer que les autorisations de travaux de recherches ne constituent pas des décisions ayant une incidence significative sur l'environnement. » Dans cette affaire, l’association faisait face au gouvernement et au congrès de la Nouvelle- Calédonie, à la province Nord, au ministre de l’Economie et des Finances de la République Française et à la société Géovic Nouvelle-Calédonie...

Nous ne partageons pas cette analyse du Conseil Constitutionnel, notamment parce qu’il n’existe

aucune expertise scientifique exhaustive permettant de conclure en ce sens dans le contexte particulier néo-calédonien. Nous demandons à la Nouvelle-Calédonie que les éléments fournis en cours d’instance et justifiant de l’absence d’impact significatif des travaux de recherches sur l’environnement soient rendus publics afin qu’ils soient débattus par la communauté scientifique. Nous nous étonnons aussi qu’une règlementation doive être révisée en cas d’évolution des techniques...

Nos demandes insistantes et récurrentes pour que le public, conformément à la charte constitutionnelle de l’environnement applicable en Nouvelle-Calédonie, puisse être informé et participer aux décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement, ont jusqu’ici été ignorées. C’est ainsi que le schéma de mise en valeurs des richesses minières, le code minier, les codes de l’environnement des provinces,... sont autant de décisions publiques qui auraient dû et doivent faire l’objet d’information et de participation du public.

C’est un droit qui est constamment bafoué sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie, que ce soit par ignorance, par facilité ou à dessein. Il est temps que cette pratique cesse. L’instruction de notre demande jusqu’au Conseil Constitutionnel est une alerte pour les pouvoirs publics. Nous ne lâcherons rien.

(***) La société procède d’ailleurs à des travaux de recherches en province Sud en l’absence de toute autorisation... Voir l’arrêté n° 1330-2013/ARR/DIMEN du 28 mai 2013 mettant en demeure la société « Géovic Nouvelle-Calédonie » de suspendre tous les travaux de recherches non autorisés en cours sur les communes de Thio, de Yaté et du Mont-Dore...


Pour EPLP, la présidente, Martine Cornaille

Publié le 3 septembre 2013                                                                                                                                   

Association LA FORÊT MYSTÉRIEUSE DES KOGHIS
BP 1097 – 98845 Nouméa cedex
Le président Jean BROUDISSOU
Gérant du Centre d’altitude des Monts Koghis de 1985 à 1997
Membre actif de l’ASNNC depuis 1982

à Monsieur Georges NATUREL
Maire de Dumbéa   

 

Monsieur le Maire,


    
L’association la Forêt Mystérieuse des Koghis a pour objectif principal l’accès public à la forêt des Koghis dans le respect de la nature au sens général, des desiderata des fondateurs du centre d’altitude des Monts Koghis (en 1954), des textes du classement territorial en site touristique (1972).

    
Par plusieurs fois des opérations immobilières ont été entreprises dans la forêt. À chaque fois des mouvances écologiques néo-calédoniennes se sont mobilisées pour agir afin que le caractère public de cette forêt soit conservé.

    
Grâce à la force de représentativité de la population, les opérations médiatiques, actions juridiques, pétitions, mobilisations écologiques, les associations ont toujours obtenu gain de cause dans le sens d’une forêt accessible, site de verdure et bol de chlorophylle pour les week-ends des Nouméens.

    
La dernière opération en date, en 1996, s’est traduite par une pétition obtenant 15 000 signatures, un jugement annulant les décisions provinciales, plusieurs sanctions administratives, quantité de procès verbaux, etc. pour arriver, comme les fois précédentes, à une situation indéfinissable, ni claire, ni nette, aboutissant à de nouvelles réglementations permettant de remettre en cause les anciennes, faisant le jeu des juristes, mais ne satisfaisant pas les amoureux de la forêt des Koghis.

    
Aujourd’hui, une nouvelle fois, l’immobilier privé menace ce site.

    
Depuis 1954, les classements dits « de protection » se sont succédé sans parvenir à pérenniser un protectorat vraiment efficace de ce site du tourisme à la nature endémique.

    
Est-il un seul endroit en Nouvelle-Calédonie où le bien privé et le bien public offrent une telle complexité ?

    
L’actuel propriétaire a décidé de vendre. Le temps est venu pour les instances dirigeantes de notre pays de prendre la décision attendue depuis longtemps par une large majorité de la population (c’est prouvé, les habitants du Grand Nouméa sont favorables à un centre d’altitude des Koghis public).

    
Toutes les associations écologiques et tous les organismes scientifiques contactés nous ont assurés de leur soutien en cas d’action médiatique dont le but évident serait « Forêt des Koghis : accès tout public ».

La position géographique clé de la station d’altitude des Monts Koghis


    Proximité de Nouméa (centre-ville à 30 minutes) de Dumbéa et de tous ses nouveaux lotissements, du Mont-D,ore dont une partie de la propriété se trouve sur cette commune. Une route de montagne actuelle en état correct, bien entretenue depuis quelques années, construite dans le but de développement touristique. Des sites de toute beauté. Une forêt primaire exceptionnelle à la flore endémique (Sloanea koghiensis, Burretiokentia koghiensis…). Un parc de randonnée unique s’ouvrant sur les circuits existants (GR, Thy, Yahoué, Dumbéa Est et Nord, sentier glissant, Rivière Blanche, sentier Besnier, etc..).

L’énorme possibilité de développement touristique


    Route panoramique Dumbéa/Mont-Dore (construction écologique évidemment), sentiers de randonnée tous niveaux (zone Nord et Centre), accès à la forêt pour les handicapés. Parcours sportifs tous âges (accrobranches, canyoning, initiation écologique, orientation, courses pédestres tous terrains, raids, etc.) .Ecolodges (zone Sud) et structures associées. Télésiège vert toute clientèle, mais surtout les croisiéristes, construction simple, peu onéreuse, et nécessitant un petit entretien, contrairement aux    idées préconçues.

Le potentiel économique indéniable du site


    En 1997, le CA du centre d’altitude des Monts Koghis voisinait les 180 millions avec 32 salariés et prestataires. Demain, avec quelques-unes des infrastructures citées ci-dessus, un CA de plus d’un milliard pour 80 salariés et prestataires n’est pas une utopie et ceci avec des besoins, en publicité promotionnelle, très limités.


L’accès à la nature des Dumbéens, Nouméens, Mondoriens et autres Néo-Calédoniens


    Les lieux de loisirs verts où plantes, arbres, oiseaux, insectes supplantent béton, coaltar, moteurs, boulot. Les lieux où l’on oublie la vie chère, où le stress s’évacue, où l’espace de quelques heures l’homme moderne peut se souvenir qu’il n’a pas toujours été l’esclave de cette vie moderne.


    Au regard de vos fonctions publiques pour lesquelles la population vous a élu, ainsi que de votre position écologique et de votre personnalité politique, il nous apparaît que vous êtes le meilleur représentant, le plus apte à regrouper, à unir les administrations potentiellement concernées par un retour dans le giron public de ce fleuron du tourisme de Dumbéa.


    
Nous avons l’accord de l’actuel propriétaire, Monsieur Serge Palermo, pour entreprendre les démarches nécessaires qui aboutiront à un transfert de cette propriété dans les buts désignés ci-dessus.

    
Nous sommes à votre entière disposition pour vous fournir les éléments qui seraient en notre possession et dont vous pourriez avoir besoin. N’hésitez pas à nous contacter.

    
Une prise de position favorable des instances dirigeantes générera de la positivité, alors que, comme on l’a déjà connu principalement en 1971 et en 1996, un laisser aller ou pis, un abandon de la forêt au secteur immobilier se soldera par une réaction négative des habitants (l’électorat).

    
Afin d’éviter une nouvelle action publique qui ne peut que se manifester (trop de personnes s’étant déjà impliquées dans la protection du Koghi) et entraîner des réactions néfastes, nous sollicitons l’élu et l’homme d’avenir que vous êtes, en espérant que vous prendrez à cœur ce dossier, symbole de bonne santé de l’écologie en Nouvelle-Calédonie, de son tourisme, et surtout aux vœux de la population.

En vous remerciant par avance, veuillez croire, Monsieur le Maire, à l’expression de nos respectueuses salutations,


Le Président

 
| | Dernière mise à jour : 17/08/2014
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